Lectures et ressources

Comment les jeunes consomment-ils ? Quels usages font-ils des réseaux sociaux ?Comment voient-ils l’avenir ? Quelles représentations ont-ils de l’entreprise ?  Comment les étudiants vivent-ils aujourd’hui ? Qu’en est-il de la transmission culturelle entre les générations… ? Les questions sur la jeunesse sont multiples. Nous vous proposons ici une sélection de références bibliographiques (testées et approuvées !) dont le but est de vous apporter un éclairage (issu des sciences humaines & sociales) sur des questionnements qui intéressent les professionnels désireux de mieux comprendre la jeunesse et les rapports entre les générations.

GÉNÉRATION Z

Marketing-et-generation-ZElodie Gentina, 2017. Marketing et génération Z. Nouveaux modes de consommation et stratégies de marque. Dunod

« Cet ouvrage invite les entreprises, managers et consommateurs à porter un regard critique et distancié sur les adolescents consommateurs et sur leurs pratiques de consommation (que ce soit dans le domaine de la distribution, de la communication ou encore des nouveaux produits). L’ouvrage a comme objectif de décrypter les multiples facettes des comportements de consommation des adolescents et de répondre aux questions essentielles suivantes : Comment une marque peut-elle tout mettre en œuvre pour conquérir et fidéliser l’adolescent consommateur ? Quel rôle joue le magasin face à l’émergence d’Internet lors de l’adolescence ? »

Elodie Gentina est enseignant-chercheur en marketing à SKEMA Business School. Elle-même diplômée de SKEMA Business School, elle est habilitée à diriger des recherches en marketing et titulaire d’un doctorat sur les spécificités de comportements de consommation de l’adolescent. Elle enseigne également à l’Ecole Centrale Lille et à l’ITEEM. Elle est experte APM depuis mars 2015.

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51AizHKApsL._SX352_BO1,204,203,200_Wided batat, 2017. Comprendre et séduire la génération Z. Comportements de consommation et relations des post-millennials avec les marques

Cet ouvrage permet d’analyser les pratiques d’une génération Z hyperconnectée, méjugée et paradoxale, et de faire le point sur les outils et les stratégies que les marques et entreprises peuvent mettre en place pour bien comprendre et mieux séduire les jeunes Z.
Rédigé par des spécialistes internationaux, il propose aussi bien une réflexion philosophique, des études scientifiques, que des expertises professionnelles. Cet ouvrage est le premier et le seul à exposer l’ensemble des domaines de consommation et des pratiques des jeunes Z, permettant ainsi de disposer de nouvelles connaissances pour les entreprises et les marques afin de les aider à concevoir une offre dédiée aux jeunes de la génération Z.
« Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la génération Z… sans jamais oser le demander »
• Un Youth Marketing Générationnel (YMG)
• U ne nouvelle communication Experiential Disruption
• Le luxe
• Les marques
• La relation marque – blogueur
• Les lecteurs hyper-connectés
• Les musées
• Les compétences digitales
• Les comportements de consommation à risque
• La publicité média
• La mode
• Une génération « peut-être »
• Les pratiques alimentaires
• Une génération éco-responsable ?
• Le tourisme

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GÉNÉRATION Y

génération y mode d'emploi management intergénérationnelDaniel Ollivier, Catherine Tanguy, 2014. Génération Y mode d’emploi. Intégrez les jeunes dans l’entreprise ! Editions de Boeck

Les auteurs guident les managers pas à pas dans la compréhension et la mise en oeuvre d’un schéma qui transforme la difficulté apparente d’intégrer la génération Y dans l’entreprise en une extraordinaire opportunité de développement pour celle-ci.

L’arrivée dans l’entreprise des jeunes nés après 1980 est à présent inéluctable, massive et durable. Elle laisse encore sans réponse nombre d’organisations et de managers. Le fossé générationnel est tel que la tentation est grande de s’en tenir au constat des dysfonctionnements tels que : absentéisme « empirique », zapping comportemental, sentiment d’appartenance à l’entreprise chancelant, arrêt au premier obstacle, allergie aux règles et à la hiérarchie…

Il est urgent non seulement de comprendre mais d’agir concrètement pour mettre l’énergie et la créativité de cette jeunesse aux multiples qualités au service de la création de valeur.

Seule l’action de « revisiter » les modes de management au travers du prisme de la génération Y permettra d’obtenir des résultats durables et combien bénéfiques.

Avec cet ouvrage, dont la 2e édition est revue et enrichie, les auteurs guident pas à pas les entreprises dans le compréhension et la mise en oeuvre d’un schéma qui fait de la difficulté apparente d’intégrer la génération Y dans l’entreprise une extraordinaire opportunité de développement.

L’ouvrage s’adresse à l’encadrement opérationnel des entreprises et administrations et aux DRH, coachs, consultants… Il intéressera également les jeunes abordant le marché du travail.

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génération y management intergénérationnel dagnauxMonique Dagnaud, 2013. Génération Y. Les jeunes et les réseaux sociaux de la dérision à la subversion. Les presses SciencesPo.

Ils ont entre 15 et 25 ans et ils ont grandi avec internet. Ils participent massivement aux réseaux sociaux et le web a révolutionné leur façon de regarder le monde et de s’y projeter.

Émergence d’une « identité numérique expressive », conversation en continu, productions artistiques amateurs, culture lol, raids de hackers, actions protestataires, attachement à une économie du gratuit : se dessinent ainsi de nouveaux profils psychologiques, une façon inédite de vivre ensemble et de s’organiser, un mode de consommation dont le modèle économique reste à créer.

Mais, face à une innovation technologique d’une telle ampleur et aux transformations sociales qu’elle génère, ne peut-on d’ores et déjà parler de rupture anthropologique ?

La sociologue des médias Monique Dagnaud tire le portrait des 15-25 ans. Entre lol, rébellion et piratage, la première génération de l’ère numérique a trouvé quoi faire de ses dix doigts : taper sur son clavier… pour essayer de changer le monde. Les Inrockuptibles

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management intergénérationnel génération yChantal Morley – Marie Bia-Figueiredo – Emmanuel Baudoin – Aline Salierno, 2012. La génération Y dans l’entreprise. Coll. Village mondial, Pearson.

À l’heure où l’on entend parler chaque jour de la « génération Y », au point que l’expression vient d’entrer dans l’édition 2013 du Petit Robert, sa place dans l’entreprise pose question. Qui est-elle vraiment ? Quels sont ses codes et ses valeurs ? En quoi est-elle si différente des générations précédentes ?

La génération Y a entre 18 et 30 ans. Elle a grandi avec la mondialisation, un téléphone portable à l’oreille et un clavier à portée de main. Surdiplômée, elle connaît cependant l’insécurité du marché de l’emploi, le chômage et la peur du déclassement social. Dans ce contexte actuel, elle entretient avec le monde de l’entreprise un rapport complexe. Pour manager efficacement cette jeune génération, il est urgent de la comprendre.

Cet ouvrage fournit les clés pour y parvenir. Cela passe par la prise en compte de l’environnement technologique (technologies de mobilité, jeux vidéo, médias sociaux), des attentes et exigences de ces « ultra-connectés », notamment en termes de management et de mobilité à l’international. Il est également question de leur valeur ajoutée et de leur potentiel dans l’entreprise en matière de collaboration, de partage des connaissances et d’innovation. Dirigeants, DRH et formateurs trouveront ici toutes les pistes pour décrypter et intégrer au mieux la génération Y dans l’entreprise.

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management intergénérationnel génération y neurosciencesAlan Fustec, Dominique Sappey-Marinier, 2011. Manager la génération Y avec les neurosciences. Eyrolles, éditions d’organisation.

Faire de la génération Y une richesse pour l’entreprise. L’intégration en entreprise de collaborateurs appartenant à la génération Y (personnes nées entre 1978 et 1994) s’avère difficile et désoriente les managers. Les jeunes professionnels sont ainsi très souvent décrits comme peu travailleurs, peu soucieux de la hiérarchie, individualistes et sans attachement à l’égard de l’entreprise, etc. Si tel est le cas, s’il s’agit d’une génération « perdue pour le travail », alors le phénomène Y constitue un défi majeur pour les entreprises qui emploieront, selon l’Insee, 40% d’Y dans 5 ans !

  • Comment mieux comprendre les Y pour accroître leur motivation ?
  • Comment développer leur savoir-être par une formation adaptée ?
  • Comment améliorer leur encadrement pour renforcer leur attachement à l’entreprise ?

Pour répondre à ces questions, le présent ouvrage propose une lecture approfondie des comportements de la jeune génération et une méthodologie pour mieux les intégrer dans l’entreprise. Plutôt que de proposer des solutions toutes faites face à des stéréotypes, ce livre invite tout d’abord à un voyage au coeur des neurosciences et propose ensuite des méthodes étayées scientifiquement pour :

  • Manager les Y ;
  • Organiser l’entreprise en tenant compte des évolutions socio-culturelles ;
  • Mesurer la performance économique du capital humain.

Il en résulte une proposition de management général de l’entreprise en rupture avec les standards actuels. Les auteurs concluent notamment que l’entreprise « Y » doit avoir une organisation biologique et non mécaniste, permettant de réserver une large place au concept de responsabilité sociale.

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JEUNESSE/ADOLESCENCE

Tados-small227hierry Goguel d’Allondans et Jocelyn Lachance, 2014. Etudier les ados. Presses de l’EHESP

« Vous vous lancez dans une recherche sur l’adolescence ? Vous préparez un mémoire sur la jeunesse ? Que vous vous intéressiez à leurs conduites à risques, à leurs pratiques numériques, à leurs amours ou à leurs handicaps, à leur alimentation ou à leurs délits, cet ouvrage vous accompagnera tout au long de votre réflexion.

Destiné aux étudiants des domaines du travail social, de l’enseignement, de la santé, mais aussi aux chercheurs débutants en sciences sociales, il présente à la fois une réflexion incontournable sur les pièges à éviter lors d’un travail sur l’adolescence et la jeunesse, tout en proposant une méthodologie claire et adaptée à cet objet d’étude spécifique.

Initiation à la recherche sur une période singulière de la vie et à une approche socio-anthropologique évitant l’écueil de la pathologisation à outrance, Étudier les ados est un guide essentiel pour les étudiants, relevant le défi de mieux comprendre l’adolescence qui se transforme sous leurs yeux. »

Thierry Goguel d’Allondans a été éducateur spécialisé pendant 20 ans avant de s’engager dans la formation des travailleurs sociaux et des enseignants à l’ESPE d’Alsace. Chercheur en socio-anthropologie de l’adolescence à l’université de Strasbourg, il est également rédacteur en chef de la revue Cultures & Sociétés.

Jocelyn Lachance est chercheur en socio-anthropologie sur la jeunesse contemporaine à l’université de Pau et de Strasbourg. Depuis 2006, il préside l’association Anthropoado (www.anthropoado.com) dédiée à la formation des travailleurs sociaux et de l’éducation. Il est également co-directeur de la collection « Adologiques » aux PUL.

EXPERIENCE ETUDIANTE

VIES ETUDIANTES TENDANCES ET INEGALITESLes vies étudiantes. Tendances et inégalités (avec Giret J-F. et Van de Velde C.) 2016. La documentation Française, collection « Etudes et Recherche »

On recense aujourd’hui plus de 2,4 millions d’étudiants en France. Une population dont les effectifs ne cessent de croître et qui se révèle être de plus en plus diversifiée. Se référer à « l’étudiant moyen » n’a donc pas plus de sens aujourd’hui qu’il n’en avait lors de la mise en place de la première enquête Conditions de vie des étudiants en 1994. Il en est de même de la vie étudiante qu’il est difficile de réduire à quelques clichés. Le seul fait d’être étudiant est loin d’homogénéiser les conditions de vie d’un public aux caractéristiques, aux expériences et aux attentes de plus en plus diversifiées. Le sexe, l’âge, la formation suivie, le parcours antérieur, la situation territoriale, les origines sociales et géographiques, sont autant de variables qu’il convient de prendre en compte dans l’étude de cette population en profonde mutation. Ce n’est pas une, mais bien des vies étudiantes qui sont analysées dans cet ouvrage, dressant les tendances et inégalités qui s’en dégagent en termes de ressources, d’articulation des temps de vie et d’études, de rapport à l’avenir, mais aussi de vulnérabilités vécues et perçues. Les résultats présentés ici s’appuient sur la 7e enquête nationale «Conditions de vie des étudiants». Réalisée en 2013 auprès de 41 000 étudiants, cette enquête, qui aborde les aspects essentiels de la vie étudiante fait – depuis sa première édition en 1994 – référence sur la question en France et dans le cadre de comparaisons internationales.

Réalisé sous la direction de Jean-François Giret, Cécile Van de Velde et Elise Verley, cet ouvrage a bénéficié du concours de chercheurs de différentes disciplines spécialisés dans les champs couverts par l’enquête.

Ont contribué à cet ouvrage (par ordre alphabétique) :

Catherine Agulhon, Yaëlle Amsellem-Mainguy, Catherine Béduwé, Feres Belghith, Emilie Boujut, Nicolas Charles, Nathalie Chauvac, Philippe Cordazzo, Isabelle Coulange, Jean-Claude Driant, Ridha Ennafaa, Dominique Epiphane, Alain Fernex, Odile Ferry, Olivier Galland, Jean-François Giret, Saïd Jmel, Marie-Odile Krebs, Marie-Clémence Le Pape, Laurent Lima, Yannick Morvan, Nadia Nakhili, Saeed Paivandi, Arnaud Régnier-Loilier, Lucia Romo, Mariangela Roselli, Elise Tenret, Cécile Van de Velde, Elise Verley.

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Nicolas Charles et François Dubet Enseignement-superieur-et-justice-sociale_large2015. Enseignement supérieur et justice sociale. Sociologie des expériences étudiantes en Europe.
La Documentation Française

Cet ouvrage de Nicolas Charles montre à partir d’une enquête comparée en France, en Angleterre et en Suède, que chaque système d’enseignement supérieur est guidé par une conception de la justice sociale à laquelle les politiques publiques se réfèrent implicitement. Il ne s’agit donc pas tant de dénoncer certaines inégalités ou de souligner l’iniquité de notre système que de comprendre comment une société donnée construit sa propre définition de ce qui est juste.

Dans ce but, cet ouvrage s’attache à suivre les trajectoires étudiantes en s’arrêtant sur quatre étapes majeures de leur parcours : le financement de leurs études, les mécanismes de sélection, les modalités de leur formation et, enfin, leur arrivée sur le marché du travail. Ce livre s’interroge ainsi sur les expériences vécues de l’enseignement supérieur pour mieux mettre en perspective la question étudiante telle qu’elle est aujourd’hui débattue en France. Pourquoi une partie des jeunes français se représentent-ils leur parcours d’études puis de vie au travail comme le passage dans un long tunnel sans retour en arrière possible ? La quasi-gratuité des formations garantit-elle vraiment l’accessibilité financière de l’enseignement supé­rieur ? En quoi l’organisation des parcours d’études, des procédures de sélection et du financement empêche-t-elle l’émergence d’une véritable formation tout au long de la vie ? Pour quelles raisons la société française sacralise-t-elle le mérite scolaire et croit-elle à une forte adéquation entre formations et emplois, deux idéaux impossibles à atteindre et produisant de grandes injustices parmi les étudiants ? Sur toutes ces questions, l’ouvrage propose de nouvelles pistes de recherche et d’action.

L’auteur : Maître de conférences à l’université de Bordeaux, chercheur au Centre Emile Durkheim, Nicolas Charles mène des recherches comparatives sur l’enseignement supérieur, la justice sociale et les âges de la vie. Il a obtenu le 2e prix du concours de l’OVE en 2014 pour sa thèse de doctorat en sociologie, réalisée sous la direction de François Dubet.

Préface de François Dubet.

SALARIATVanessa Pinto, 2014. A l’école du salariat. Les étudiants et leurs petits boulots. Le lien social, PUF.

Ouvrage adapté de la thèse de doctorat en sociologie de Vanessa Pinto intitutée L’Emploi étudiant. Apprentissage du salariat (Paris, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, 2009) qui a reçu le prix Louis Gurel (1er prix) dans le cadre de la 19e édition du concours national de l’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE).

“ Cette recherche d’envergure combine les acquis de plusieurs domaines de la sociologie (éducation, jeunesse, travail, action publique), met en œuvre de façon originale et rigoureuse des méthodes d’investigation à la fois statistiques, sociohistoriques et ethnographiques (entretiens et observation participante) et propose une analyse fine et exhaustive de l’emploi étudiant. Théoriquement bien construite et empiriquement exemplaire, elle représente un apport majeur à la connaissance du monde étudiant ” (extrait de l’avant-propos).

N.Charles, M. Harfi, J. Oba, 2012. « Quels services rendus aux étudiants par les universités ? Les enseignements d’expériences étrangères », note d’analyse Travail emploi n°292 octobre 2012, centre d’analyse stratégique auprès du premier ministre

Les universités françaises rendent, à des degrés divers, des services à leurs étudiants visant à améliorer leur réussite. Cette note analyse différents cas étrangers, notamment en Angleterre (Est de Londres et Oxford), au Japon (Hiroshima et Seikei), en Suède (Södertörn et Uppsala) et en Suisse (Genève).

EDUCATION

barrereAnne Barrère, 2001. L’éducation buissonnière. Quand les adolescents se forment par eux-mêmes. Sociétales, Armand Colin.

Blogs, net, chat, musiques, sports et fêtes en tous genre, risques nouveaux, démesures, addictions : ces pratiques, souvent sous le signe de la défiance sont présentées comme un obstacle à d’éducation. Mais ces activités plurielles sont-elles vraiment dépourvues de toute dimension éducative ? L’enquête d’Anne Barrère à travers une longue plongée dans le monde de collégiens et de lycéens de tous milieux sociaux invite à changer notre regard. Lire en particulier le chapitre 5 “ Cheminer ” qui concerne le lien entre présent et futur, activités de l’adolescence et projections dans l’âge adulte, satisfactions ou réussites dans les activités électives et logiques de projet, qui aborde la question de l’orientation scolaire et professionnelle.

CULTURE

DEPS-010-pouce_1-4.inddSylvie octobre, 2014. Deux pouces et des neurones. Les cultures juvéniles de l’ère médiatique à l’ère numérique. La documentation française.

De la fin des années 1980 à la fin des années 2000, qu’est-ce qui a changé dans les univers culturels juvéniles ?

Si certaines caractéristiques de la jeunesse perdurent d’une génération à l’autre – plus technophiles, amateurs de pratiques artistiques, en recherche d’expression et d’expérimentation, plus engagés que leurs aînés dans la culture –, les jeunes de la fin des années 2000 n’ont pas grandi dans le même contexte économique, social et culturel que ceux des années 1980. En vingt ans, bien des choses ont changé.

À la massification scolaire des années 1970 et 1980 a succédé, dans les décennies 1990 et 2000 une massification culturelle adossée aux industries culturelles, qui a contribué à diffuser très largement une culture populaire et mondialisée. La révolution numérique a modifié les modes de création, de diffusion mais aussi d’appropriation des contenus culturels et a fait émerger une jeunesse plus connectée, communicante et créative, plus cosmopolite mais aussi plus fragmentée.

Le champ culturel n’est plus seulement le lieu de la détente et de l’absence de contraintes par rapport à l’école ou au travail, mais aussi, grâce aux technologies numériques qui permettent et favorisent l’expressivité, un lieu d’expérimentation de l’autonomie qui contribue à la construction identitaire des individus. Les liens entre culture, savoir et information méritent alors d’être relus à l’aune de cette mutation qui interroge les modalités de la transmission culturelle, souvent considérée comme en crise.

L’exploitation secondaire, pour les 15-29 ans, des résultats des trois dernières éditions de l’enquête Pratiques culturelles des Français (1988, 1998 et 2008), dresse un portrait inédit de la génération des natifs du numérique dans leurs rapports à la culture, mis en regard avec la génération de leurs parents au même âge. Jeunesse problème, jeunesse ressource… la lecture de cet ouvrage permet de penser les mutations de la jeunesse de l’ère médiatique à l’ère numérique.

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cultures lyceennesDominique Pasquier, 2005. Cultures lycéennes. La tyrannie de la majorité Éditions Autrement (Coll. « Mutations » 235), Paris.

Dominique Pasquier interroge le rapport que les lycéens entretiennent  à la culture dans un contexte de profond changement, marqué principalement par le recul de la transmission culturelle entre générations et l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Etayant son propos à partir d’une enquête empirique réalisée auprès de lycéens issus de classes sociales différentes (favorisée, moyenne et populaire), l’auteur montre l’impact de ces changements sur les contenus des cultures juvéniles et leur diffusion, ainsi que sur la socialisation des jeunes et l’organisation de leurs réseaux sociaux. L’un des points saillants de sa recherche est l’homogénéisation des pratiques culturelles entre classes sociales tandis que les clivages sexuels se renforcent.

poucetteMichel SERRE, 2012. Petite poucette. Le pommier.

Le monde a tellement changé que les jeunes se doivent de tout réinventer ! Pour Michel Serres, un nouvel humain est né, il le baptise  » Petite Poucette « , notamment pour sa capacité à envoyer des messages avec son pouce. Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux révolutions : le passage de l’oral à l’écrit, puis de l’écrit à l’imprimé. Comme chacune des précédentes, la troisième, – le passage aux nouvelles technologies – tout aussi majeure, s’accompagne de mutations politiques, sociales et cognitives. Ce sont des périodes de crises. Devant ces métamorphoses, suspendons notre jugement. Ni progrès, ni catastrophe, ni bien ni mal, c’est la réalité et il faut faire avec. Petite Poucette va devoir réinventer une manière de vivre ensemble, des institutions, une manière d’être et de connaître… mais il faut lui faire confiance !

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MEDIAS

Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), 2012. « Jeunes et médias : au-delà des clichés. Déconstruire les stéréotypes ». Cahiers de l’action n° 35.

Ce cahier se veut une contribution à la réflexion sur le rapport entre les jeunes et les médias. Il traite autant de l’image des jeunes que renvoient les médias que de l’usage que ces derniers en font, montrant que contrairement aux idées reçues, les jeunes s’intéressent aux médias, notamment à la presse écrite et donnant des pistes pour renouveler les rapports en ceux qui informent et ceux qui sont informés. On y parle notamment de coproduction de l’information…

ORIENTATION

Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), 2007. « S’informer pour s’orienter. Pratiques et parcours de jeunes ». Cahiers de l’action n° 14.

L’enquête date un peu certes et les chiffres seront à actualiser concernant l’usage d’internet. Mais sur le fond, elle retrace bien les cheminements et les questionnements des jeunes confrontés à la complexité du système éducatif et de la définition d’un projet d’orientation.
Nous retiendrons de ce cahier que :

  • Les pratiques de recherche d’information sur l’orientation sont hétérogènes. Elles se différencient en fonction de l’âge, du genre, du contexte familial, de l’environnement, du parcours scolaire, mais aussi « des relations de proximité et de l’estime de soi ».
  • Deux portraits-types de jeunes ont été identifiés lors d’une enquête réalisée dans l’agglomération du grand Angoulême : les « jeunes stratèges » et à l’opposé les « jeunes dépendants ».
  • Les adultes de confiance mais aussi les pairs occupent une place prépondérante dans les stratégies de recherche d’information.
  • Internet est devenu l’une des principales sources d’information des jeunes même s’ils sont nombreux à douter de sa fiabilité.
  • Les réseaux sociaux permettent de s’informer auprès des pairs.
  • Le système d’information est trop centré sur l’offre, « il apparaît nécessaire de connaître et de reconnaître le rôle des jeunes dans la transmission, la production et la diffusion d’informations ».

Cette synthèse rappelle aux acteurs de l’enseignement trois points cruciaux :

  • L’importance de l’accueil et de l’écoute ! Un jeune qui n’éprouve pas le sentiment d’être bien reçu, respecté, accompagné dans sa recherche d’information aura vite fait de se détourner d’un établissement. Le premier contact est essentiel.
  • Le rôle des pairs que toutes les études reconnaissent. Les témoignages concrets de jeunes en formation ou de jeunes professionnels permettent à ceux qui sont en situation d’orientation de se faire une idée plus précise des trajectoires possibles.
  • La nécessité d’une information co-construite qui rend le jeune acteur de ses choix. Il faut privilégier les medias participatifs et sortir d’une communication unilatérale.

KITABGI Sylvaine, 2008. « Choix d’orientation : jeux de hasard, stratégies, ou processus bien préparé ? », CCIP BIOP

Cette étude s’intéresse à l’histoire des conceptions politiques qui sous-tend le « traitement » du choix d’orientation des élèves et nous livre de nombreux témoignages de collégiens, lycéens et étudiants venus faire un bilan d’orientation au BIOP, faisant état de leurs difficultés particulières et de leurs besoins en terme d’accompagnement. Elle analyse l’ensemble des logiques qui semblent présider aux choix d’orientation afin de recenser les multiples facteurs susceptibles d’entrer en jeu, consciemment ou inconsciemment, dans le choix des jeunes.

ERLICH Valérie, et VERLEY Élise, 2010. “ Une relecture sociologique des parcours des étudiants français : entre segmentation et professionnalisation ”. Education et sociétés, n°26, pp.71-86

En France, l’exploitation transversale de données empiriques de sources diverses révèle sur dix ans une hiérarchisation et une professionnalisation des formations et des orientations et la sélectivité scolaire exercée sur les orientations et les parcours des étudiants. Sous l’effet de la crise économique et des réformes, la recomposition des hiérarchies a accru la sélectivité des formations professionnalisantes accueillant des publics plus sélectionnés scolairement et socialement. Deux objectifs sont poursuivis : adapter l’université à la massification et à l’hétérogénéité des publics ; répondre à l’attente des milieux économiques en préparant les étudiants à leur insertion professionnelle. Que les politiques volontaristes poussent les bacheliers professionnels et technologiques vers les filières courtes ou qu’elles orientent les bacheliers généraux vers des filières professionnalisantes et sélectives en université, professionnalisation et sélection caractérisent les nouveaux parcours étudiants. Si la vocation professionnelle des formations s’impose comme la norme, l’université et l’enseignement supérieur ne doivent pas oublier leur fonction sociale et culturelle.

sens orientationBAUDOUIN Nicole, 2007. Le sens de l’orientation : une approche clinique de l’orientation scolaire et professionnelle. Paris, L’Harmattan

Après un aperçu historique des conditions sociologiques des choix d’orientation, Nicole Baudouin nous invite à penser la problématique du choix comme un nouveau défi face aux exigences du monde moderne et à un système éducatif qui impose de choisir à un moment crucial, moment où se pose pour l’adolescent la question fondamentale de ce qu’il va devenir comme homme ou femme et de ce qu’il fera de sa vie. La question existentielle de l’avenir de soi « redouble » celle de l’avenir professionnel. Lire la suite sur osp.revue.org